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vendredi, avril 20, 2018
Fournisseurs et sous-traitants horlogers
L’horlogerie est un secteur industriel complexe avec de très nombreuses entreprises. Bien sûr, on connaît tous les grandes marques et manufactures horlogères comme Swatch, Rolex, Omega ou encore Tissot, mais lorsqu’il s’agit des fournisseurs et sous-traitants du secteur des montres, cela est beaucoup plus compliqué. Pourtant, ces entreprises sont un maillon essentiel de l’horlogerie, alors partons les découvrir… Fabricants de mouvements horlogers, d’aiguilles, de boîtiers ou de bracelets, ou concepteurs de calibres, il existe une très grande variété de sous-traitants et fournisseurs de l’industrie des montres et des horloges. Appartenant parfois à des groupes ou des marques horlogères, ils sont aussi parfois indépendants et travaillent pour différents acteurs.
Sans eux, l’horlogerie suisse, et même mondiale, ne pourrait pas fonctionner, car certaines des pièces essentielles comme le spiral ne sont fabriquées que par de rares fournisseurs horlogers. Ils permettent aussi à tous les petits acteurs de compter sur des sous-traitants et d’accéder à un savoir-faire unique, qu’ils ne pourraient pas facilement posséder en interne. Mais même de grandes marques font appel à cette sous-traitance.
Pourtant, nous en entendons peu parler alors qu’ils seraient très nombreux. Rien qu’en Suisse, certaines estimations considèrent qu’il y aurait entre 500 et 1000 sous-traitants. Cependant, les marques s’en cachent, car il est préférable de faire croire que tout est fabriqué en interne. Plus embêtant encore, une grande partie des fournisseurs de pièces de montres viennent de l’étranger. De France, d’Allemagne ou d’Italie, mais aussi d’autres pays moins « haut de gamme » comme la Chine, la Thaïlande ou le Vietnam… D’ailleurs, sur certains modèles d’entrée ou moyen de gamme, et même chez les plus grands, la plupart des parties d’une montre provient de pays à bas coût… embêtant lorsque l’on parle de produit à plusieurs centaines, voire milliers d’euros !
La sous-traitance a aussi un avantage incontestable pour les horlogers. Elle permet de partager les coûts de R&D, de la faire avancer aussi. Les fournisseurs sont aussi les premiers acteurs à souffrir lors des crises et des chutes du marché. Ils sont souvent considérés comme des intermédiaires dont l’on peut se passer sans aucun problème.
Incarnation de l’esprit pionnier et aventurier de la marque, la Speedmaster fait partie des modèles les plus emblématiques de la maison Omega. Et si elle est précédée d’une réputation si flatteuse, c’est parce qu’en dehors de ses qualités esthétiques et techniques, elle est aussi la seule montre à avoir voyagé jusqu’à la Lune. Il y a des montres qui font rêver. Il y a des montres dont le seul nom convoque une histoire trépidante. Présenté pour la première fois en 1957, l’Omega Speedmaster est sans doute l’un des chronographes les plus connus au monde. Avec ses quelques 250 déclinaisons différentes en près de six décennies, voilà une gamme qui a pour le moins marqué profondément les esprits. Sans avoir l’intention d’arrêter ses trotteuses en si bon chemin.
Ces centaines d’itérations ont présenté de nombreuses évolutions et des lignes marquées par des différences à la fois esthétiques et techniques. Si les calibres ont été perfectionnés au fil du temps, Omega a également proposé un large choix de mouvements (manuels, automatiques, avec phase de lune, à diapason, avec rattrapante, à calendrier perpétuel, à échappement co-axial) ainsi que des modèles à quartz numériques ou quartz multifonctions hybrides. Les boîtiers eux-mêmes ont connu des variantes : acier, or, titane, en version joaillerie ou avec fond transparent. Ils ont aussi changé de taille au fil des années. La montre Omega Speedmaster originelle est produite en 1957, baptisée « Broad Arrow » en référence à la forme de son aiguille des heures. Animée d’un calibre 321 doté d’une commande centrale par roue à colonne, aussi connu sous le nom de Lémania 2310, elle présente un cadran à l’esthétique inspirée des tableaux de bord des voitures italiennes de l’époque. Pour faciliter la lecture des chiffres et des aiguilles, la marque joue sur le contraste entre les noirs et les blancs, qui lui confère d’autant plus d’élégance. Quant au nom Speedmaster, il s’explique par l’échelle tachymétrique gravée sur la lunette, qui deviendra la marque de fabrique de la gamme.
C’est en 1965 que le terme « Professional » est ajouté sur le cadran de la Speedmaster. À l’époque, la gamme créée par Omega est devenue l’accompagnatrice officielle des vols spatiaux habités (vous aurez tous les détails dans la partie « Moonwatch », un peu plus bas), et le mot fait ainsi référence aux professionnels de la NASA qui ont fait de la Speedmaster la seule montre à avoir jamais été sur la Lune en juillet 1969. C’est rétrospectivement que le modèle Moonwatch, antérieur à 1965, s’est fait appeler « pré-Professional ».
Mais l’espace n’est pas la seule frontière franchie par l’Omega Speedmaster. Partenaire des péripéties les plus folles, elle parcourt, en avril 1968, quelques 1 300 kilomètres sur la calotte polaire au poignet de l’un des quatre explorateurs qui atteignent l’exact Pôle Nord géographique. Et devinez comment ils mesurent leur position à 90° de latitude Nord ? À l’aide d’un sextant et d’une Speedmaster.
La même année, Omega apporte à sa création sa seule modification d’importance depuis ses débuts, en remplaçant le calibre 321 par une version plus évoluée, le 861, un chronographe à commande centrale par cames. Renommé 1861, puis suivi des évolutions 1863 et 1866, celui-ci est toujours en activité dans la gamme.
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